Good Morning Music
100 millions de chansons, et on entend toujours la même daube ? Il serait p'tet temps de changer de disque !Good Morning Music, redécouvrons la musique !Les plateformes nous offrent plus de musique qu'on ne pourrait en écouter en 50 vies, et pourtant, on entend toujours la même daube ! Musique urbaine et pop anglo-saxonne, Auto-Tune et algorithmes, musique d’ascenseur qui ne nous élève pas, musique sans histoire, sans âme, sans cœur, sans tripes.Alors oui, il est temps de changer de disque et de redécouvrir la musique, dépoussiérer de vieux morceaux, découvrir des chansons ignorées...
Indoor Life (The One I See), post-punk cold wave expérimental, un truc comme ça
Extrait : « … Un premier album sort en 1980, il pose les bases d’un son nouveau, fait de boîtes à rythmes binaires, de lignes de basse synthétiques lourdes, de guitares acérées, sans compter la voix théâtrale du chanteur. Ça intrigue une niche, sans plus. Quelques mois plus tard, le groupe intègre un nouvel arrivant, saxophoniste et tromboniste issu de la scène avant-gardiste, il a même joué avec Philip Glass, le pape de la musique contemporaine US, c’est dire. Le contraste entre la rigueur binaire et l'improvisation du trombone devient la marque de fabrique du groupe, pas touj...
Benjamin Clementine (Cornerstone), tu en ressors essoré et conquis
Extrait : « … La bonne fée finit enfin par apparaître, en 2011, en le prenant par le bras pour le conduire dans ceux de Lionel Bensemoun, figure de la fête parisienne, écolo dans l’âme connu pour coller sur les SUV des stickers où l’on peut lire « grosse voiture´, petite bite », ha bah ouais forcément moi ça me fait marrer, et donc le Bensemoun tombe sous le charme de notre grand gaillard à la voix tonitruante, et finit par monter un label à la mesure de son talent, on est en 2012. Une fois correctement drivé, les choses s’accélèrent, les médias lui ten...
Rita Mitsouko (C'est comme ça), Ça fait chier qu’ils soient plus là
Extrait : « … C’est comme ça est-elle la plus grande chanson de rock de tous les temps, passés et à venir, faite en France ? La question est saugrenue, extravagante, ridicule, déplacée. La question ne se pose pas. Néanmoins répondons-y. Oui. Et quiconque viendrait à en douter devrait être privé de Chocapic pour le restant de ses jours. Et de chablis. Et de tout ce qui rend la vie supportable. C’est comme ça est un monument de la musique française, c’est comme ça c’est une claque, c’est une déflagration, c’est une bombe, c’est un uppercut, c’e...
Sammy Davis Jr (The rhythm of life), énorme moment de cinéma musical
Extrait : « … En 1960, il rejoint le Rat Pack, la joyeusae troupe devient le symbole d’une Amérique chic, insolente et légèrement imbibée de whisky, où l’on chante, plaisante et fréquente Las Vegas comme d’autres prennent le métro. Sauf que Sammy est noir dans une Amérique profondément ségrégationniste. Les plaisanteries passent, mais les préjugés, eux, ne disparaissent pas à la sortie du club. Alors il refuse de se produire dans certains établissements à la clientèle bas du front, et contribue à faire évoluer les pratiques de salles de spectacle. Puis après sa romance avec K...
La Rue Kétanou (Gbaou gbaou), musique de la rue, joyeuse
Extrait : « … En 1998, sur les pavés de La Rochelle, 3 jeunes comédiens formés dans cette école exigeante qu’4est le Théâtre du fil, décident de faire de la rue leur unique salle de spectacle. L'équation est rudimentaire : deux guitares, un accordéon, trois voix brutes et un répertoire qui emprunte autant au réalisme de Renaud qu'à la poésie sociale de Brassens. Pas de batterie, pas d'électricité inutile. Le trio fait la manche, affine son sens du rythme sur le bitume, ils jouent dans la rue, dans les bars, les petites salles, les squats. … »
<...Frustration (Blind), punk français + cold wave + électro
Extrait : « … Le groupe naît en 2002, issu des cendres de nombreuses aventures punk, garage et underground parisiennes, pas vraiment des débutants, aujourd’hui ils ressemblent aux Peacky Blinders, saison 14. La recette de leur musique ? Prendre le post-punk britannique, la cold wave, les synthétiseurs anxieux, les guitares tendues et les rythmiques qui donnent envie de marcher très vite dans une rue mal éclairée, puis mettre tout ça dans une centrifugeuse. Le résultat est aussi dansant qu’un contrôle fiscal, mais curieusement jubilatoire … »
Pour dire tout le bien que tu penses de cet épisode ou de Gros Na...
The Lovin' Spoonful (Summer in the city), petite merveille d'artisanat pop 60s
Extrait : « … C’était aussi le cas de John Sebastian et du Canadien Zal Yanovski, lorsqu’ils ont monté leur groupe à Greenwich Village en 64, ils se sont vite emparés de l’expression The Lovin’ Spoonful, après avoir écouté la chanson Coffee Blues. Après tout, on approchait à grand pas du summer of love de 67 et de son esprit free love, le sexe perçu comme une forme d'expression personnelle, de partage, de plaisir et de célébration de la vie, sans engagement à long terme, partenaires multiples, communauté hippie et tout le bazar, aujourd’hui on appelle ça des gang bang … »
Pour...
Franco Battiato (Centro di gravita permanente), quête existentielle dansée par toute l’Italie en 81
Extrait : « … Végétarien strict, abstème total, célibataire endurci vivant reclus au pied de l'Etna, Battiato navigue entre la méditation transcendantale et les plateaux télé ringards sans jamais perdre son flegme. Il pouvait publier un opéra lyrique totalement invendable le lundi, et aligner les disques d'or le vendredi. Il a même fait une courte incursion en politique, lorsqu’il a accepté de devenir conseiller à la culture en Sicile en refusant toute rémunération, poste dont il s’est défait 4 mois dans un feu d'artifice mémorable, en qualifiant les parlementaires italiens de prostituées morales...
Hozier (Like real people do), un conte morbide pour mariages cozy romantic
Extrait : « … l'hymne ultime des mariages bohèmes, des promenades en forêt avec des couronnes de fleurs et de l'esthétique Cozy Romantic, les jeunes mariés s'embrassent dessus en se jurant un amour éternel. C'est mignon, c'est doux, sauf que personne n'a pris la peine de lire les paroles. Gros malentendu, car sous ses airs de comptine folk inoffensive se cache un texte d'une morbidité fabuleuse. Hozier y raconte très exactement l'histoire d'un cadavre que le narrateur déterre d'une tourbière, un classique de l'imagerie irlandaise, les fameux bog bodies … »
Pour dire tout le bien que tu pen...
Boris Vian (Le déserteur), trois minutes de poésie subversive
Extrait : « … À partir du début des années 50, il se met à écrire des chansons avec l’intensité frénétique de celui qui se sait condamné. À sa mort en 1959 son répertoire en comptera près de 600, de tous les styles, engagées et antimilitaristes, intimes et poétiques, ironiques et satiriques. Il devient une machine à fabriquer des idées, il s’affiche tour à tour absurde, obscène, tendre, provocateur, parfois dans la même chanson. Pourtant on ne se précipite pas toujours pour les interpréter, c’est Jacques Canetti qui finit par lui suggérer de les chanter lui-même. Ses texte...
Leo Sayer (You make me feel like dancing), du funk 70s de très belle facture
Extrait : « … Le 15 août 1977, Leo Sayer reçoit un appel au milieu de la nuit. À l'autre bout du fil, une voix reconnaissable entre mille lui dit, Ici Elvis Aaron Presley. Forcément lui pense immédiatement à un canular, il s'apprête à raccrocher quand la voix se met à lui chantonner les paroles de la chanson su jour, You Make Me Feel Like Dancing, et dans la foulée le King lui explique qu'il adore ses disques, et qu'il l'invite officiellement à venir le voir à Graceland dès le lendemain. Le Leo est comme un fou, c'est pas à moi que ça arriverait ça, d'abord Elvis es...
Mattiel (Je ne me connais pas), elle fait passer une vieille Cadillac pour une Tesla
Extrait : « … C'est son look qui fait qu'on l'écoute plus attentivement, elle a une coupe à la Amélie Poulain, un carré très eighties et très sage, et elle est souvent vêtue de costumes, je veux dire de costumes gris anthracite de banquière pas aimable, pléonasme, ça fait pas très rock'n'roll mais elle attire l'attention. Étant née dans un milieu familial rural, hormis le cor dont ellle jouait plutôt bien, elle n'a pas grandi baignée dans la musique, ce n'est que post ado qu'elle s'y est mise, à en écouter je veux dire, et c'est encor...
Plasmatics (Monkey Suits), Wendy O. Willliams for President
Extrait : « … Que s'est-il passé entre la petite Wendy qui jouait de la clarinette dans la chorale de son école dans l'état de New-York et qui parlait si bas que ses professeurs devaient se pencher sur elle pour l'entendre, et la Wendy qui chantait en 77 sur la scène du CBGB de cette voix qui faisait même peur à un doberman, se démenait les seins nus mais artistiquement cachés par un minuscule bout de scotch noir et dépiautait un téléviseur à coup de tronçonneuse ? J'en sais rien, l'adolescence est parfois bien mystérieus … »
Pour dire tout le...
Serge Lama (Les glycines), ce qui aurait dû être, mais ne fut pas
Extrait : « … cette voix qui semble considérer le simple fait de chanter comme une affaire d’État. Une voix qui, lorsqu'elle entre quelque part, prend possession des lieux, déplace les meubles et demande que la lumière se fasse discrète. Dans une boulangerie, Serge Lama ne demande pas une baguette, il monte un opéra en 3 actes avec orchestre symphonique et violons en pleurs. Serge Lama, c'est le dernier des Mohicans d'une époque où l'on mesurait le talent d'un chanteur au volume en décibels de ses poumons et à la quantité de sueur essuyée sur le col d'une chemise...
Joan Baez (Here’s To You Nicola And Bart), elle plombe légèrement l'atmosphère
Extrait : « … Jusqu’à aujourd’hui, elle a 85 ans, elle s’est engagée dans toutes les grandes causes sociales et culturelles de son pays, des droits civiques à la peine de mort, en passant par la guerre du Vietnam et les droits de l’homme. Elle a publié beaucoup de disques, beaucoup, dont elle a vendu beaucoup d’exemplaires, beaucoup. Elle fut la compagne de Bob Dylan puis de Steve Jobs, oui cette pauv'pomme qui voulait l’épouser à condition qu’elle accepte d’avoir des enfants. Mais à quarante ans, elle a dit non. Une femme digne et entière … »
Pour dire tout le bien que tu...
Genesis Owusu (Stampede), une pêche énorme
Extrait : « … Le drame pour les puristes, c'est que le gamin a tout mélangé. Au lieu de finir ténor dans la chorale paroissiale ou rappeur classique à la suite de son grand frère Citizen Kay, Genesis a préféré braquer le magasin de musique local. Il a pris la ferveur vocale héritée des chants de sa mère, les disques bizarres de son père, le rythmme et les beats de son grand-frère, y a ajouté la rage d'être le seul gamin noir d'un quartier tout blanc tout propre , et a touillé le tout dans une grand...
Gabriel Bruce (Cars not leaving), un chouette zinzin du bocal
Extrait : « … Ancien membre du groupe Loverman, encore moins connu que lui, puis après un premier album en solo, Love in arms, Gabriel Bruce a disparu trois ans durant des arrière-salles de pubs miteux où il se produisait et qui constituent les échelons les plus bas de la scène musicale londonienne. Dans l'un d'eux, il avait ses habitudes, il y fêtait son anniversaire depuis ses 16 ans, à base de bloodshots, des petits verres a priori innoffensifs remplis de vodka, jus de tomate, ail et piment cru. Sauf qu'à les empiler avec la grâce d'un haltérophile bulgare écond...
The Plastic Wave (Autotomy), électro rock iranien
Extrait : « … Parler de rock underground à Téhéran, c’est comme parler de… de… bon disons que c’est comme ne pas en parler. Officiellement ça n'existe pas, officieusement à peine plus. Pour sortir un disque ou donner un concert public en Iran, il faut obtenir l’autorisation du ministère de la Culture et de l’Orientation islamique. C’est relativement simple pour la musique traditionnelle iranienne, beaucoup plus compliqué pour de la musique pop, mais pour du rock, du rap ou du métal, oublie. Et puis une femme ne peut pas se produire seule en public, sauf devant un parterre exclus...
Line Renaud (Copacabana), le monument national
Extrait : « … Line Renaud a commencé sa carrière, tu n'étais pas né. Personne parmi l'audience de ce podcast n'était né lorsqu'elle est montée pour la première fois sur une scène, à 6 ou à 12 ans selon les sources. Il y a de cela 86 ou 92 ans, puisqu'elle en a aujourd'hui 98. Line Renaud est une survivaliste à sa manière. Quatre-vingts ans de carrière professionnelle sans jamais vraiment lâcher le micro ni les projecteurs. On parle tout de même d’une artiste qui a débuté sous l’Occupation et qu’on a croisée dans Bienvenue chez les Ch'tis. La longévit...
Snarky Puppy (Gone Under), deux minutes finales complètement folles
Extrait : « … Ce qui fait réellement vibrer cette formation hors norme, c’est le live. Plus de 200 concerts par an, au cours desquels ce collectif d’instrumentistes complètement dingue, invite parfois d’autres artistes à venir chanter partout où ils passent. Souvent c'est l'occasion de publier un nouvel album live, comme dans les deux disques appelés Family Diner, dont le premier offre une musique généreuse interprétée par une collection de voix soul impressionnante … »
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Jefferson Airplanes (White Rabbit), 2'32" de montée sous acide
Extrait : « … Le groupe survit tant bien que mal quelques années de plus. Jefferson Airplane est quand même le seul groupe à avoir joué dans les trois grand festivals de la fin des sixties, Monterrey en 67, Woodstock et Altamont en 69. Lors de ce dernier, le chanteur du groupe, Marty Balin, a eu sa petite heure de gloire en se faisant proprement tabasser en plein concert par le service d'ordre, des Hells Angels engagés par les Stones contre des caisses de bière. … »
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James Blake (Retrograde), magnifique ballade tristoune
Extrait : « … L'industrie adore les artistes qui rendent le spleen rentable, alors tout le monde a voulu se l'accaparer, c'est ainsi qu'il a collaboré avec Kanye West, Beyoncé, Jay Z, Kendrik Lamar, Rosalia, Myley Cyrus, il a même travaillé avec Labrinth sur la musique de la 2e saison de la série Euphoria, avec Zendaya. En gros, quand un rappeur US a besoin de prouver qu'il a une âme sensible entre deux morceaux sur ses poules en petite tenue et ses voitures de luxe, il passe un coup de fil à James … »
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Chico Buarque (Essa moça ta diferente), ode aux Brésiliennes, indolentes et voluptueuses
Extrait : « … Cependant, face à une situation politique de plus en plus déprimante pour les gens de lettres et de la culture, il quitte le Brésil et s’installe en Italie. À son retour deux ans plus tard, la chanson brésilienne est décimée, entre les chanteurs emprisonnés ou exilés et les rares à être restés, muselés par les militaires. Alors composer et publier en évitant la censure devient un art dans lequel Chico Buarque excelle … »
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Tuxedomoon (In a manner of speaking), reprise par Martin Gore de Depeche Mode en 89
Extrait : « … Leur idée de la pop ressemble rapidement à des expériences de laboratoire menées après plusieurs bouteilles de chablis : synthétiseurs, saxophone, violon, boîtes à rythmes, basse, théâtre, performance : tout y passe. Avec cette recette, ils sortent un premier EP en 78, No Tears, dont les sonorités évoquent Kraftwerk ou le Bowie de l’époque Heroes, mais avec les doigts dans une prise. Leur approche ? Ne ressenbler à rien ni personne. Néanmoins ils se retrouvent à faire les premières parties de groupes presque aussi pétés de la caisse qu'eux, Pere Ubu, Devo, Cabaret Voltaire ou les Resident...
Martin Dupont (Inside out), l’un des secrets les mieux gardés de la new wave française
Extrait : « … Ha les années 80, ce laboratoire des musiques impossibles, tout était permis, le pire comme le meilleur. Martin Dupont, ce n'était ni l'un ni l'autre, c'était autre chose. Leur terrain de jeu ? Marseille, une ville qu'on associe spontanément au rap de Jul, IAM, Soprano, pas à la new wave, ni à la cold wave ni aux premières expérimentations électroniques. Leur particularité ? Une musique à la fois minimale, mélodique et profondément singulière, qui échappait aux catégories habituelles de la scène française … »
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John Lee Hooker (Hard times), du gros blues du Delta, rugueux et dépouillé
Extrait : « … En 1973, John Lee Hooker, bluesman à l'ancienne, sombre et introspectif comme il se doit, rentre en studio à la demande du programme de la Standard Oil, et enregistre une session d'une heure avec trois autres musiciens, dont son fils Robert Hooker. Le résultat, entre intimiste et désespéré, apparait une première fois sur l'album Hard Times en 1997, puis de nouveau en 2025, avec l'intégralité de la session mais sans la partie purement scolaire où le musicien est interviewé pour expliquer sa musique aux enfant … »
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Shirley Bassey (The living tree), cette voix, c'est prodigieux
Extrait : « … En novembre 2020, est paru le 37ème album studio de Dame Shirley Bassey. Dame, et non Lady, puisqu’en 1999 la momie royale l’a élevée au rang de Dame de l’Ordre de l’Empire britannique, en reconnaissance de son immense carrière et de l’admiration que lui porte la famille royale anglaise, le seul point commun entre les marioles de Buckingham et ma pomme. Cet album, probablement son dernier disque, contient un recueil de versions de ses chansons préférées et de quelques inédits, pour la route, elle le dédie à ses fans, qui sont légion, dont G...
Paul Anka (Put your head on my shoulder), tellement sucrée que sur Yuka elle a 0/100
Extrait : « … Au plus fort de sa gloire, de 1957 à 1961, c’est-à-dire de 16 à 20 ans, le Canadien Paul Anka était l’idole des adolescentes nord-américaines, complètement hystériques qu'elles étaient dès qu'il apparaissait, les petites culottes volaient sur scène. Une autre époque assurément, car ce fut là probablement la première et dernière fois que les américaines en socquettes ont été prêtes à tout pour gagner le cœur, et le compte en banque, d'un type d’origine arabe. Si le trou du cul suprême apprend ça, il va encore péter un câble et doubler les droits de do...
Jobriath (I'maman), glam rock 70s dans les oubliettes
Un pianiste classique hors-pair, un compositeur capable de télescoper la grandiloquence de Broadway avec le rock le plus lourd et le plus décadent de son époque.
Extrait : « … En 1972, Jerry Brandt, ancien manager de Carly Simon, découvre par hasard une maquette de Jobriath, il flaire le filon, mais ce jour-là il devait avoir le nez bouché. La stratégie était simple : Bowie a sous-entendu qu’il aimait les garçons ? Brandt décide que Jobriath sera ouvertement homosexuel, sur-le-champ, avant même d'avoir vendu un seul disque. Là où Bowie pouvait jouer avec l’ambiguïté, Jobriath, lui, ar...
Amyl & The Sniffers (Born to be alive), du poppers australien, ça dépote
Extrait : « … Et si la formule fonctionne, c'est pas du bluff sous blister vendu en tête de gondole. Parceque derrière les coupes mulet approximatives et les shorts ultra courts, se cache une mécanique de scène impitoyable. Amyl and The Sniffers ne triche pas. Quand Amy Taylor hurle son amour pour les voitures rapides, sa haine des patrons ou sa frustration sexuelle, elle ne joue pas un rôle écrit par une IA, c'est du lourd, du brut, du direct, du pub rock australien lavé à la pisse de kangourou … »
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Kat Onoma (The animals), voix ténébreuse, climat obsédant
Extrait : « … On repense parfois à Kat Onoma avec la nostalgie polie qu’on réserve aux objets de collection oubliés au fond d'un meuble chiné un dimanche d'ennui, pléonasme. Dans le grand livre d'histoire du rock français, un genre musical qui tient davantage de l'incident statistique que de la tradition, ce groupe strasbourgeois occupe la case « chic et ténébreux ». Soit exactement le genre de bande qu'on écoutait en buvant du vin en brique dans des appartements mal chauffés à la fin des années 80, en hochant la tête d'un air pénétré pour faire croire qu'on comp...
Giuseppe Verdi (Dies Irae), un drame universel époustouflant
Extrait : « … En 1871, il crée Aida au Caire et confirme son statut international, il devient la figure symbolique de l’Italie unifiée, l'icône de l’italianité et maître de la scène lyrique, son influence dépasse largement le cadre des opéras. Avec Otello, en 1887, et Falstaff 6 ans plus tard, son dernier opéra, il subjugue définitivement le monde de la musique. Il décède le 27 janvier 1901, quelques jours plus tard, 250 000 personnes se pressent sur la piazza del duomo à Milan pour lui rendre un dernier hommage, un choeur de 820 chanteurs dirigé par Arturo Toscanini interprète...
Kaiser Chiefs (Modern Way), bande-son de fêtes d'étudiants bourrés, pléonasme
Extrait : « … À l'époque, la presse britannique, toujours prompte à fabriquer des messies pour mieux les crucifier le lendemain, crie au génie. On salue l'héritage de Blur, l'esprit Working Class, l'humour à froid. Il faut dire que pour les Anglais, Predict a Riot fait chaud au coeur, elle parle de soirées qui dégénèrent, de bobbys sifflet à la bouche, de types bourrés qui se mettent sur la tronche et de filles qui ont perdu leurs pompes, autrement dit, ça sent le vécu, un vrai documentaire sur une typique soirée anglaise. Employment se vend à plusieurs millions d'exemplai...
Louis Prima (I wanna be like you), Baloo et le Roi Louie, ça ne vieillira jamais
Extrait : « … Il commence sa carrière dans les années 30, en jouant du jazz traditionnel. Il a du souffle, du phrasé, un sens du swing impeccable, mais, problème, il y a déjà un Louis. Armstrong de son p'tit nom. Et mettre les deux sur la même scène, c’est un peu comme faire cohabiter Notre-Dame et Disneyland. Les deux viennent du même endroit, manient la même trompette et partagent le même prénom, mais là où le premier a façonné la syntaxe musicale du siècle dernier, le second a préféré s'assurer que le p...
Judy Garland (The man that got away), 11e des plus grandes chansons du ciné US
Extrait : « … la gamine surdouée a été écrasée par la machinerie impitoyable des studios : drogues en tout genre, amphétamines pour tenir la cadence de 16 heures de tournage par jour, barbituriques pour dormir, harcèlement psychologique et physique de la part des metteurs en scène, corset douloureux et trop serré pour cacher sa poitrine et lui garder son air d'enfant, privation de nourriture, elle n'avait droit au quotidien qu'à du bouillon de poulet, du café noir et trois paquets de cigarettes, attouchements sexuels de la part de ses partenaires d'écran … »
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Guesch Patti (Blonde), étouffée par Étienne qui en tenait une bonne
Extrait : « … Elle grandit dans un milieu où l’art n’est pas exactement considéré comme une activité dangereuse. Dans le restaurant que régente sa mère à Paris, on voit souvent Gilbert Bécaud et Marcel Carné attablés, son père lui est directeur artistique, Nino Ferrer et Eric Charden lui doivent leur carrière, enfin elle a pour parrains Bernard Blier l'acteur, et Marcel Achard l'écrivain, autant dire qu’elle avait davantage de chances de monter sur scène que de devenir comptable dans une mutuelle … »
Pour dire tout le bien que tu penses de cet épisod...
Lords of the new church (Dance with me), l'apocalypse selon Saint Stiv Bators
Extrait : « … À gauche, Stiv Bators, ancien chanteur des Dead Boys, sorte de Jim Morrison passé par une décharge de voitures. À droite, Brian James, guitariste fondateur des Damned et auteur du riff de « New Rose », soit le tout premier morceau punk à avoir été publié, le 22 octobre 76, un mois avant Anarchy in the U.K., des Sex Pistols, et cinq avant White Riot, le premier coup d’essai des Clash. Ensuite, ces deux-là recrutent Dave Tregunna de Sham 69, autre groupe punk des débuts, et Nicky Turner des Barracudas, un groupe anglais de surf rock qui allait vraiment à toute berzingue … »
Pour dire tou...
Dionysos (Tais-toi mon coeur), l'amour ne devrait jamais être raisonnable
Extrait : « … Mathias Malzieu, chanteur à l'origine du groupe Dionysos, a-t-il conservé l'ADN de celui dont sa formation s'inspire ? En partie. En fait, c'est plutôt un grand enfant à l’imagination débridée, hypersensible, fantasque et espiègle, qui transforme volontiers les épreuves en histoires et en poésie. Sur scène comme dans ses récits, il cultive un côté Peter Pan romantique et malicieux, avec une énergie débordante et un goût assumé pour les mondes merveilleux. … »
Pour dire tout le bien que tu penses de cet épisode ou de Gros Naze, tu peux le faire sur ton ap...
Joan Jett & The Blackhearts (I Love Rock’n’Roll), l'un des hymnes du rock'n'roll
Extrait : « … Aujourd’hui, soyons honnêtes, Joan Jett ne représente plus grand-chose. Il faut avoir un certain âge pour se souvenir d’elle et l’écouter avec tout le respect dû à celle qui a composé, avec Fowley, le morceau Cherry Bomb en 1975 avec les Runaways, alors qu’elle n’avait que dix-sept ans. Ce groupe fut la première formation de rock 100 % féminine, pionnière et source d’inspiration pour de nombreux groupes féminins. Pionnières avec un P majuscule de 5 mères de haut, car en 1975, les groupes punk se comptaient sur les doigts d’une main … »
Pou...
Roger (So Ruff so tuff), funk west coast de 1981
Extrait : « … Roger Troutman est né en 1951 à Hamilton, dans l’Ohio, au milieu d'une fratrie de neuf toup'ti Troutman. À cinq ans, il reçoit sa première guitare, à onze ans, il joue déjà dans un groupe avec son frère Lester. À 15, ils sont 4 à se lancer en multipliant les formations, pour arriver à Roger & the Human Body à la fin des années 1960 et une musique influencée par B.B. King, les Temptations, Wilson Pickett, Jimi Hendrix, Stevie Wonder, en gros, tout ce qui bouge. 10 ans plus tard, ils deviennent Zapp, en intégrant un cousin plus 5 ou 6 autres membres … »
Pour dire tout...