Good Morning Music

40 Episodes
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By: Gros Naze

100 millions de chansons, et on entend toujours la même daube ? Il serait p'tet temps de changer de disque !Good Morning Music, redécouvrons la musique !Les plateformes nous offrent plus de musique qu'on ne pourrait en écouter en 50 vies, et pourtant, on entend toujours la même daube ! Musique urbaine et pop anglo-saxonne, Auto-Tune et algorithmes, musique d’ascenseur qui ne nous élève pas, musique sans histoire, sans âme, sans cœur, sans tripes.Alors oui, il est temps de changer de disque et de redécouvrir la musique, dépoussiérer de vieux morceaux, découvrir des chansons ignorées...

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Nusrat Fateh Ali Khan (The Face of Love), extrait de la BSO de La dernière marche
#735
Yesterday at 10:30 PM

Extrait : « … En 1989, il rencontre Peter Gabriel, qui vient de lancer son label Real World Records avec l’ambition de publier le travail de musiciens venus des quatre coins du monde. Avec ce label, le concept de « world music » s’impose durablement, et Nusrat devient l’exemple parfait de cette intégration de sons au départ lointains et exotiques. Une profonde amitié naît entre les deux hommes, et les sept albums de Nusrat publiés chez Real World permettent à l’artiste de se faire connaître du public américain … »

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Art of noise (Island), pop futuriste, étrange et brillante
#734
Last Friday at 10:30 PM

Extrait : « … les enfants spirituels de Luigi Russolo, pionnier visionnaire italien et figure majeure du mouvement futuriste, qui avait publié le manifeste L’art des bruits en 1913, dans lequel il prônait l'intégration des bruits de la vie quotidienne et des machines à la composition musicale. L’idée d’Art of noise est simple : traiter le studio comme un instrument total. À l’époque, sampler un bruit de portière, un moteur ou une caisse enregistreuse et en faire de la musique relevait presque de la sorcellerie … »

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Jean-Claude Petit (Cyrano), romantisme XL, que dis-je, XXL !
#733
Last Thursday at 10:30 PM

Extrait : « … Mais contrairement à beaucoup de diplômés sérieux qui passent leur vie à expliquer pourquoi le public est idiot, lui plonge d’abord dans le jazz, puis dans la variété française. Et là, le futur compositeur devient arrangeur, un métier de l’ombre, en passe de disparaitre de nos jours, mais qui a fait les beaux jours de la chanson française durant des décennies, en la sublimant par les décors sonores, les orchestrations et les atmosphères imaginées et apportées par les arrangeurs. C’est ainsi qu’il a collaboré avec Claude François, Julien...


The Box Tops (The letter), des gamins à peine pubères jouant de la soul du Mississippi
#732
Last Wednesday at 10:30 PM

Extrait : « … The Box Tops est probablement le seul groupe de l’histoire du rock à avoir eu l’air d’un vieux combo de camionneurs alcooliques, alors que ses membres avaient encore des devoirs de maths à rendre le lendemain matin. En 1967, l’Amérique découvre The Letter, moins de deux minutes de perfection pop-soul chantées par un adolescent de seize ans, qui semble déjà avoir survécu à trois divorces, un procès fiscal et un sevrage au bourbon … »

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Los Saicos (Demolicion), des relents punks 10 ans en avance
#731
Last Tuesday at 10:30 PM

Extrait : « … présentés comme les précurseurs de la musique punk. Bon c’est aller un peu vite en affaire, musicalement avant eux ou en même temps il y avait les Trashmen, les Kingsmen, les Monks, les Kinks, MC5, ou encore The Iguanas, avec Iggy Pop à bord, mais bref, disons que Los Saicos étaient vraiment dans l’air du temps d’une certaine idée du rock rebelle, criard, accrocheur. Au Pérou, à la télé, c’était comme un tremblement de terre. L’aventure n’a pas duré, en 66 ils ont disparu comme s’ils n'avaient été qu'une hallucination collect...


Bob Dylan (Ballad of a thin man), une tête à claque, un putain de génie
#730
06/15/2026

Extrait : « … Bob Dylan est en plein tourment, il se sent enfermé et étouffé par les attentes strictes du milieu folk traditionaliste, qui exige de lui des chansons purement militantes et engagées. Il aspire à plus de poésie, à plus d’abstraction et de complexité, et pour ça il a besoin d'un chaos sonore, lui aussi veut des guitares saturées et des envolées à l’orgue pour refléter le tumulte de ses nouvelles paroles. Et puis bon, avant de devenir l’icône folk émergée à Greenwich Village, n’écoutait-il et ne jouait-il pas du Rock 'n' Roll et du Blues électrique durant...


The Lanskies (Bank Holiday), de la hot wave, ça pulse, c’est joyeux
#729
06/14/2026

Extrait : « … cinq musiciens, trois autochtones, un Allemand, le bassiste, et un Anglais au chant, Lewis Evans, installé à Saint-Lô depuis 1997, ses parents ayant décidé de quitter Liverpool pour vivre au soleil. Arrivé jeune, il a fait sienne la langue française pour aller acheter le pain et draguer les filles, mais derrière son micro, il ne parle qu’anglais. Un avantage certain par rapport aux groupes français qui choisissent l’anglais pour exprimer leur spleen, Lewis Evans lui ne fait pas hurler de rire outre-manche et il apporte un vernis de crédibilité dans un genre musical qui, faut bien avo...


Death Grips (Guillotine), une anomalie, un coup de pompes dans le fondement
#728
06/12/2026

Extrait : « … Quant à leur musique, il y a bien une base de rap, pour sûr, mais bousculé par des sonorités industrielles, noise, punk et hardcore. MC Ride ne rape pas, il prophétise en aboyant et en éructant. Pendant ce temps-là Zach Hill cogne sur sa batterie comme si elle lui devait de l’argent. Ils sont fous furieux, quiconque les a vus en concert n’en est pas ressorti indemne. Enfin, faut-il encore avoir eu de la chance de les voir, Death Grips est célèbre pour les annuler à la chaine au dernier moment … »

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Gener8ion (Storm), visuellement saisissant, musicalement sans grand intérêt
#727
06/11/2026

Extrait : « … Gener8ion n’est pas un groupe au sens classique, c’est-à-dire une bande de potes névrosés, à l’égo hypertrophié, incapables de payer leur loyer et de s’affranchir des contraintes matérielles, rêvant de gloire, de disques vendus par camions entiers et de stades remplis de fans béats, le bouton de l’ampli tourné sur douze pour renverser tous les méchants et couvrir le bruit de leurs propres désastres, voilà pour le sens classique de groupe. Non, Gener8ion c’est davantage une plateforme hybride où musique électronique, cinéma, mode, art contemporain et cultu...


Plastic Bertrand (Tout petit la planète), y a un chépakoi dans la mélodie
#726
06/10/2026

Extrait : « … Avant de se faire appeler Plastic Bertrand et de faire le guignol sur les plateaux télé, Roger Jouret était batteur de Hubble Bubble, un groupe punk basé à Bruxelles, né et mort aux mêmes dates que les Sex Pistols, ça on peut pas lui enlever le fait qu’il était en plein d’dans. Tellement en plein dedans que plus tard, des paillettes plein ses cheveux peroxydés, il a fait sien le titre du film et de l’album des Sex Pistols sorti bien après le départ de Johnny Rotten, The great rock’n’roll swindle, c’est-à-dir...


Level 42 (Lessons in love), slap me five
#725
06/09/2026

Extrait : « … En 85 puis 87, le groupe publie les deux albums qui les consacrent, World Machine et Running in the family, et qui se vendent à des millions d’exemplaires. Mark King devient LE bassiste de la décennie, à l'apogée de sa gloire avec Level 42, sa maison de disques fait assurer son pouce pour la somme astronomique de trois millions de livres sterling. Faut dire qu’il cognait tellement vite et fort sur les cordes que bien souvent il se blessait jusqu’au sang, l’obligeant à jouer avec une grosse poupée sur le doigt. Un pouce à sept chiffres … »

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Dean Martin (Everybody Loves Somebody), chanson pour Gros Naze la midinette
#724
06/08/2026

Extrait : « … Comme Sinatra, son ami de toujours, Dean Martin déteste le rock’n’roll, cette musique de nègre comme on se cache à peine pour l’appeler. En plus, l’ennemi s’est faufilé jusque chez lui, son propre fils de quatorze ans passe ses journées à écouter ces maudits groupes anglais. Alors un jour, piqué dans son orgueil, il lui lance : « Tu vas voir, je vais virer tes petits copains de la première place ». Les petits copains en question, ce sont les Beatles, qui dominent les charts avec A Hard Day’s Night … »

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Michel Magne (Les tontons flingueurs), piano-banjo pour un bourre-pif
#723
06/07/2026

Extrait : « … Lassé des studios traditionnels, dans les années 60, Magne achète ce château en ruine de 57 pièces, situé dans le nord de Paris, et décide d’en faire un studio d’enregistrement, tout d’abord pour ses propres besoins, puis à partir de 1969, en studio résidentiel, le second dans le monde. On y crée, on y mange, boit et renifle, et on y dort. Une idée visionnaire… ou complètement folle, toujours est-il que pendant 3 ou 4 ans, l’endroit attire des musiciens du monde entier, Elton John, David Bowie, les Pink Floyd, Supertramp y enregistrent des albums...


Shocking blue (Venus), ça s’incruste comme une punaise dans une semelle de crêpe
#722
06/05/2026

Extrait : « … Et puis Mariska ne jouait pas le jeu, on attendait d’elle qu’elle soit la poupée pop rock délurée, en réalité elle détestait cet univers et surtout les tournées, elle ne buvait pas une goutte d’alcool et n’a jamais essayé les drogues, la Sex Symbol la plus chaste de l'histoire du rock. Pas étonnant que tout se soit barré en sucette, ils sont partis les uns après les autres, en 74 il n’en restait plus rien … »

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Death (Freakin Out), le chainon manquant entre les Stooges et les Ramones
#721
06/04/2026

Extrait : « … Le 12 mars 2009, dans un article du New York Times intitulé « This band was punk before punk was punk », Jack White, Jack White lui-même, le Jack White des White Stripes s’il vous plait, déclarait : « La première fois que ma chaîne hi-fi a craché “Politicians in My Eyes”, je n’en revenais pas. Quand on m’a raconté l’histoire du groupe et l’année d’enregistrement de ce morceau, je me suis dit que ça n’avait aucun sens. En avance sur le punk, en avance sur son temps. » Moi on ne m’interviewe pas dans le New York Time...


Manfred Mann (Do Wah Diddy Diddy), reprise par Sheila sous le titre Vous les copains…
#720
06/03/2026

Extrait : « … En 1969, il saborde tout. Trop de succès, trop de pop. Il veut de l'air, du grand large, de l'improvisation, il quitte son propre groupe et lance une variante, Manfred Mann Chapter Three, une parenthèse de jazz expérimental qui fait un bide commercial mais pose les bases de son indépendance. Deux ans plus tard, c’est autour de Manfred Mann Earth Band de voir le jour, une formation avec laquelle il retourne à des sons rock et rock progressif, faut dire qu’on est en plein dedans. C’est à cette époque qu’ils sortent leur propre version de Black B...


Pigeon (Black James Dean), si loin de la caricature électro world music pour hipsters boomers
#719
06/02/2026

Extrait : « … Pigeon, ce n’est pas juste un groupe, c’est un laboratoire sonore. Les synthés analogiques y grincent, pendant que les percussions évoquent aussi bien les cérémonies mandingues que des expériences électroniques de demain. Et au milieu de ce joyeux foutoir, Nioke chante, ou plutôt incante. On ne comprend pas toujours les paroles, qu’il interprète tour à tour en anglais, en français, et en 5 autres langues guinéennes et africaines, mais on comprend l’énergie, et c’est bien là l’essentiel … »

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Jacques Dutronc (L'Arsène + Gentleman cambrioleur), grosse séquence boule dans la gorge
#718
06/01/2026

Extrait : « … Chacun de ses premiers morceaux était comme une petite chiquenaude sur la joue, ça agaçait, mais on finissait toujours par en sourire. La France vivait alors des années d’infinie insouciance, et peu de gens avaient envie de se casser la tête avec des sujets aussi futiles que la surpopulation mondiale, la miniaturisation généralisée, l’individualisme, les tromperies, la vacuité de l’époque, le mythe du père Noël. Avec ces chansons, Dutronc avait trouvé un style qu’il n’a depuis jamais renié, gratter là où ça démange, sans gâcher l’apéro … »

Pour d...


Eduard Khil (Trololo), le triomphe de l'absurde sur le formatage
#717
05/31/2026

Extrait : « … Pour le monde entier, il reste un délicieux paradoxe, un artiste dont la dignité de baryton diplômé du Conservatoire Rimski-Korsakov a fini par être broyée par la moulinette de l’ironie post-moderne d’Internet. Il est pour les siècles des siècles le Trololo Man, un type en costume marron trop serré qui fait des vocalises absurdes devant un décor jaune digne d’un trip sous acide dans un appartement de fonction à Omsk. Mais pour l'appareil d'État soviétique, Khil était le gendre idéal, le sourire de façade d'un régime qui voulait prouver q...


Dionne Bromfield (A little love), elle aurait pu devenir la nouvelle Amy, sa marraine
#716
05/29/2026

Extrait : « … Il y a cette vidéo incroyable, tournée par Pete Doherty lui-même, où l’on voit Amy s’asseoir derrière des éléments de batterie, prendre une guitare en main après avoir reposé sur le sol la bouteille qu’elle venait de téter goulument, et commencer à jouer If I Ain’t Got You, de Alicia Keys, alors qu’à ses côtés une toute petite Dionne Bromfield se met à chanter, éblouissante d’innocence, sa voix est déjà incroyablement assurée, elle n’a que 12 ans … »

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Avishai Cohen (Wedding Song), à la fin du bal dans le film Le sens de la fête
#715
05/28/2026

Extrait : « … le mariage dans le film n’échappe pas à la règle qui veut que la musique servie lors du bal d’après dîner est toujours une abomination, d’autant qu’avec 2 grammes dans le sang, tout le monde y va de sa recommandation au DJ, ça donne un pot-pourri de musiques pour le coup vraiment pourries. Et puis, pile à la fin, miracle, une dernière pirouette du scénario pour le happy end, entre en scène Avishai Cohen et l’adaptation pour les besoins du film de son morceau Eleven Wives … »

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David Essex (America), grosse basse que Iggy Pop n’aurait pas reniée sur The Idiot
#714
05/27/2026

Extrait : « … Alors il débute comme beaucoup d’aspirants stars, entre petits groupes obscurs et rêves de scène et de paillettes. En parallèle, il fait quelques incursions au cinéma, enchaîne de petits rôles dans de mauvais films, jusqu’à ce jour de 1973 où la chance lui sourit, il décroche le rôle principal dans le film That'll Be the Day, aux côtés de Ringo Starr et de Keith Moon des Who. Le succès du film au UK permet à David Essex de lancer peu après son premier grand tube, Rock On, numéro 1 au Canada...


Chagrin d’Amour (Monte Carlo), chacun fait ce qu’il peut peut peut
#713
05/26/2026

Extrait : « … Jusqu’à ce que je me penche sur la courte histoire du duo du jour, je croyais dur comme fer que leur méga tube, Chacun fait, sorti en France en août 1981, s’était vendu à 3 millions d’exemplaires, ce qui en faisait le second single le plus vendu dans l’histoire de la musique en France, après le Petit papa Noël de Tino Rossi. Mais que nenni mon ami, en fait la légende est tenace, même la page wiki du duo en est victime, Chagrin D’amour n’en a vendu que 1,2 million, la lose … »

Pour dire...


Sparks (This Town Ain't Big Enough for Both of Us), le duo culte le plus endurant de la scène pop rock mondiale
#712
05/25/2026

Extrait : « … Regarder et écouter les Sparks, c’est un peu comme observer deux spécimens rares sous cloche qui refusent obstinément de vieillir ou de devenir des objets de musée. Leur carrière est une insulte à la logique de l'industrie du disque, ils auraient pu se contenter de gérer le succès de leur album Kimono my house, de 1974, et de traire cette vache à lait jusqu’à épuisement, mais les Mael ont préféré se réinventer pratiquement à chaque nouvel album … »

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Icehouse (Hey little girl), soft rock pop new wave élégante et nostalgique
#711
05/24/2026

Extrait : « … le projet d’un seul membre constant au fil des années, Iva Davies, un type qui devait avoir peur de l’avion et le mal de mer, parce que ses disques n’ont pratiquement jamais dépassé les frontières australiennes. Pourtant, ça fait bientôt 50 ans qu’il en fait de la musique, avec Icehouse ou en solo, il a plus d’une douzaine d’albums à son actif. Là-bas, à l’autre bout du monde, on en est venu à le surnommer le David Bowie australien, les mauvaises langues disaient plutôt le Roxy Music du pauvre. En tout état de cause une so...


Al Di Meola, John McLaughlin, Paco de Lucia (Fantasia Suite), concert live surnaturel
#710
05/22/2026

Extrait : « … Al Di Meola, John McLaughlin et Paco de Lucía. Trois guitaristes, trois egos potentiellement volcaniques, une seule scène. Sur le papier, ça ressemble à un concours, pas de celui qui a la plus grande, mais de celui qui joue le plus vite. Al Di Meola débite ses notes comme un métronome sous acide, John McLaughlin semble canaliser une énergie cosmique, et Paco de Lucía met tout le monde d’accord avec un feu sacré impossible à concurrencer … »

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Calimero (La chanson de Calimero), c’est vraiment trop injuste
#709
05/21/2026

Extrait : « … Chaque épisode fonctionne comme une petite leçon, le monde peut sembler injuste, mais il ne l’est pas toujours autant qu’on le croit. Car souvent Calimero se trompe, souvent, il exagère la situation. Et parfois, parfois seulement, il a raison. Une sorte de philosophe miniature du quotidien, spécialiste des petites injustices et des grandes émotions. Et si son slogan est devenu culte en France, ce n’est pas un hasard, le Français est un gros râleur universel, rien ne marche comme il l’entend, et si lui seul sait comment devrait tourner le monde, il ne fa...


The Sugarcubes (Deus), les débuts de la poupée survoltée, Bjork
#708
05/20/2026

Extrait : « … Puis elle monte un groupe punk féminin, Spit and snot, un autre de jazz fusion, Exodus, un troisième de post punk jazz, Tappi Tikarrass, qu’on peut joliment traduire en français par Bouche le cul de la salope, un 4e de je sais pas quoi, Rokka Rokka Drum, un 5e de rock gothique, Kukl, qui après moult péripéties, devient Sykurmolarnir, formé par un collectif d'artistes anarcho-surréalistes nommé Smekkleysa, littéralement Mauvais Goût, dans l’unique but de financer des livres de poésie que personne n’allait lire … »

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Mosa Wild (Smoke), entre The National et The war on drugs
#707
05/19/2026

Extrait : « … On sent qu’ils veulent sonner authentique et organique, qu’ils cherchent l'accident, le frisson, le truc qui va déraper, mais chaque note semble avoir été pesée par un comité de gestion des émotions. C’est toujours très élégant, ils ne font pas du rock de stade, plutôt du rock de cathédrale pour agnostiques, c'est beau, c'est propre, c'est presque trop parfait pour être honnête. Ils sont un peu les héritiers, avec 3000 autres groupes, d'un rock atmosphérique, celui qui se déguste au casque, les yeux fermés, en attendant que la lumière r...


Ram Jam (Black Betty), bientôt 50 ans et un succès qui ne fait que croitre
#706
05/18/2026

Extrait : « … Ram Jam et Black Betty, c’est le hold up parfait. Une carrière qui n’a pas duré plus d’un an, un seul hit, vendu à des millions d’exemplaires, une Black Betty gravée dans le grand livre, avec ce rif à la guitare qui a donné envie à des millions de gamins de devenir une rock star, et aujourd’hui un compteur de vues sur Youtube qui frôle les 500 millions, c’est quand même complètement dingue. Et c’est d’autant plus dingue qu’à la base la chanson n’est même pas d’eux, je m’en vais te raconter tout ça...


Roger Glover (Love is all), le bassiste de Deep Purple qui fait du Beatles
#705
05/17/2026

Extrait : « … dans le tas, il y avait notre artiste du jour, Roger Glover, bassiste de Deep Purple en deux époques, une courte, de de 69 à 73, et une longue, de 84 à aujourd’hui. Enfin, aujourd’hui il a 80 ans, mais comme personne ne l’a viré, il est toujours officiellement membre de Deep Purple. À noter que c’est lui qui est à l’origine de la fameuse Smoke on the water, pas du riff de guitare méga archi connu, ça c’est Ritchie Blackmore, mais du titre de la chanson et des paroles. Un autre jour je te raconterai toute l’histoire de la chanson, elle est f...


George Kranz (Din Daa Daa), musique qui, dans le fond, ne sert à rien
#704
05/15/2026

Extrait : « … c’est le type qui a offert au monde un morceau qui ne vieillit pas, car il est dépouillé de tout artefact de production daté. Une mélodie minimaliste, pas de paroles narratives, mais un jeu de percussions corporelles, de vocalisations rythmiques et de motifs répétitifs. Pas de synthés Yamaha DX7 ringards, juste du rythme pur. C’est à la fois brillant de simplicité et agaçant de facilité, Din Daa Daa a traversé les décennies avec l’insolence du tube qui n'a jamais eu besoin de courir après les tendances … » 

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Erik Satie (Gnossienne 1), personnage énigmatique, musique essentielle
#703
05/14/2026

Extrait : « … Jamais il ne vivra de sa musique, il aura vécu pratiquement en indigent, dans le plus grand dénuement, sans s’être jamais plaint ni n’ayant quémandé à quiconque. Chez lui, dans ce réduit spartiate qu’il aura pourtant occupé toute sa vie adulte après son départ de M, on découvrira deux pianos en très mauvais état et attachés ensemble par des cordes, des faux cols en quantité industrielle, un lit de fer sans draps, des costumes de velours identiques à celui qu’il portait au quotidien, et des milliers de petits papiers rangés méticu...


The Flying Lizards (Money), emblématique du son post-punk et new wave en 1979
#702
05/13/2026

Extrait : « … Les Flying Lizard ont eu une carrière plutôt brève, de 78 à 84, le temps de sortir quand même 3 albums. Mais pouvait-il en être autrement ? Selon moi, tout groupe qui publie sur la couverture de son premier album un extrait d’un écrit du philosophe Roland Barthes peut difficilement connaître le succès. Et puis fallait voir la musique qu’ils jouaient, de la new wave déconstructionniste dépouillée de tout … » 

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Buena Vista Social Club (Chan Chan), hymne d’une île qui refuse de disparaître
#701
05/12/2026

Extrait : « … On se retrouvait dans des clubs, des mondes à part, des îles dans la nuit où le temps s’étirait jusqu’à l’aube, les ventilateurs brassaient lentement l’air chaud, chargé de rhum et de parfums sucrés, les murs vibraient sous les assauts du Son Cubano, de la rumba et du cha-cha-cha. Dès la nuit tombée, toute la ville s’y retrouvait, des Américains venaient là en quête de frissons, des musiciens de légende s’y produisaient, Compay Segundo, Ibrahim Ferrer ou Ruben González. Selon qu’on allumait ses cigares à la flamme d’un billet de 50 dollars, ou qu’...


Liaisons Dangereuses (Los niños del parque), mélange de saleté analogique et de précision mathématique
#700
05/11/2026

Extrait : « … En 1981, Chrislo Haas, génie du séquenceur, quitte le groupe DAF, Deutsche Amerikanische Freundschaft, alors au sommet de leur gloire, pour chercher quelque chose de plus pur, de plus répétitif, de plus froid. Il monte Liaisons Dangereuses avec Beate Bartel et l’espagnol Krishna Goineau, puis peu après ils enregistrent cet album unique dans des conditions quasi artisanales. Le résultat est un disque d'une modernité terrifiante. Le rythme est sec, les sons sont métalliques, presque industriels, mais il y a une urgence punk qui traverse chaque seconde … » 

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Ca7riel & Paco Amoroso (El único), un sens du groove surprenant
#699
05/10/2026

Extrait : « … Malgré tout, il y a quelque chose de fascinant chez eux, au-delà de leurs accoutrements impossibles et leur corps recouvert de tatouages. Ils possèdent un sens du groove absolument bluffant, et une technique musicale peu habituelle pour ce genre de musique, acquise dans leur jeunesse, Catriel dans une école officielle de musique, Ulises au violon depuis ses 6 ans. De plus ils ont écouté de tout, aujourd’hui Catriel est capable d’arracher à sa guitare des rifs dignes de Pantera, son groupe de métal préféré … » 

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Willis Earl Beal (Flying so low), inclassable, magnifique
#698
05/08/2026

Extrait : « … Il passait ses journées à créer des chansons qu’il interprétait dans les rues de la ville, et à déposer sur les pare-brise de petits flyers sur lesquels il proposait de faire des portraits pour quelques dollars, ça payait le Bourbon. Un jour il a utilisé cette même méthode pour tenter sa chance auprès des filles, peut-être l’une d’entre elles allait être séduite par ses dessins. Figure-toi que ça a marché … » 

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The Christians (Forgotten Town), mi-pop sophistiquée mi-gospel soul
#697
05/07/2026

Extrait : « … La bonne fée se manifeste le jour où on leur propose de participer à une émission de télévision locale, nous sommes à Liverpool en 1983, ils interprètent la chanson So in love de Cole Porter, pile un jour où parmi l’audience se trouve Pete Fulwell, manager du chanteur Black, qui, très impressionné par la voix du chanteur, décide de les contacter plus tard. Et puis tu sais ce que c’est, t’y penses, t’y penses, puis t’y penses moins puis plus du tout, jusqu’au jour où, et c’est pas banal, il monte dans un taxi do...


Indochine (Henry Darger), improbable hommage à l’un des artistes les plus dingues du XXe siècle
#696
05/06/2026

Extrait : « … En 1908, à l'âge de 16 ans, Henry s'enfuit de l'asile et retourne à Chicago à pied. Il y trouve un emploi d'homme de ménage et de plongeur dans des hôpitaux catholiques, un poste qu'il occupera jusqu'à sa retraite en 1963. En façade, c’est un homme excentrique, ermite désargenté, solitaire et invisible. Il assiste à la messe plusieurs fois par jour, marmonne souvent seul et semble n'avoir aucun ami proche. Il vit 65 ans durant dans une petite chambre de bonne, encombrée de détritus, de vieux journaux et de bouteilles vides ramassés dans la rue. Pourtant derrière cette vie insignif...