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La fessée à Bessent – 11 septembre 2026
Mardi, Scott Bessent regardait le marché dans les yeux : « vous pouvez parier contre moi si vous voulez ». Jeudi, le marché a parié. Le Trésor a triplé ses rachats d'obligations longues pour faire baisser les taux, et tout le monde lui a répondu en vendant tout ce qui ressemble de près ou de loin à une obligation américaine. Le 10 ans est à 4,97%, le 30 ans à 5,37%, du jamais vu depuis 2007. Dans la foulée, le baril a pris 6% en une séance, la BCE a monté ses taux, et ce qui sert de président aux Américains a promis 5'000 dollars à chaque é...
Pour 100 balles, t’as plus rien – 9 septembre 2026
Hier soir, le Brent est monté jusqu'à 99,46 dollars. Il a regardé les 100 dans le blanc des yeux, il a hésité trois secondes, et il est redescendu clôturer à 97,92, comme le type qui fait demi-tour en arrivant chez le dentiste. Ce matin il est à 99,33 et il a changé d'avis. Sixième séance de hausse d'affilée. Pendant ce temps le Dow plonge de 628 points, huit secteurs sur onze finissent dans le rouge, et le seul qui monte franchement c'est l'énergie.
Deux banques, un baril – 8 septembre 2026
Wall Street était fermée hier pour le Labor Day. Ça aurait dû donner une chronique d'une demi-page. Sauf que pendant que les Américains fêtaient un travail qui se réduit un peu plus chaque mois chez eux, leur président a passé la journée à poster des images générées par IA où on le voit à cheval avec George Washington et en catcheur drapé dans le drapeau. Pendant ce temps, l'Europe faisait semblant de coter, les Houthis attaquaient une raffinerie de Saudi Aramco, Téhéran annonçait une zone d'exclusion dans le Golfe, et le Brent grimpait à...
Silence, on coule – 7 septembre 2026
Lundi, Labor Day aux États-Unis. Actions fermées, obligataire fermé, volumes misérables. Heureusement, la guerre du détroit d'Ormuz, elle, n'a pas pris son week-end : l'Amérique a coulé un pétrolier iranien, désarmé deux autres, l'Iran a répliqué sur trois, on s'est tiré dessus au missile balistique autour d'un porte-avions américain. Résultat sur le prix du baril : plus 0,5%. On peut se balancer des roquettes dans la voie maritime qui laisse passer 20% du pétrole mondial, le marché hausse les épaules comme s'il se fournissait ailleurs depuis longtemps. Escalade militaire majeure, baril à 96 dollars, et zéro possibilité d'app
Personne ne comprend rien, mais c’est eux qui pilotent – 3 septembre 2026
Hier, Wall Street a mis fin à trois séances de baisse. Le Dow reprend 0,56%, le S&P 500 0,46%, neuf secteurs sur onze finissent dans le vert. Un vrai rebond, large, propre, presque rassurant. Le motif ? Le 10 ans américain a baissé de 0,2 point de base. Deux millièmes de pourcent. Sur un taux à 4,79%, ça revient à dire qu'on s'est mis au régime parce qu'on a enlevé le cornichon du burger. On a construit un marché de dizaines de milliers de milliards de dollars qui réagit comme un chien qui a entendu le frigo s'ouvrir. Septembre, c'est la saison du cirque, et cette ann...
On a bombardé et l’or a baissé – 2 septembre 2026
Hier après-midi, les États-Unis ont bombardé l'Iran pour la deuxième fois en cinq jours. Téhéran a riposté sur une base américaine en Jordanie, Bahreïn a demandé à ses habitants de rejoindre l'abri le plus proche et le Koweït a abattu des drones. Une soirée tranquille, décidée par des types planqués dans une Maison Blanche à 11'300 kilomètres de là. Et pendant que tout ça passait en direct, l'or a perdu 2,5%. L'argent 3,4%. La valeur refuge historique, celle qu'on achète PRÉCISÉMENT pour les soirs comme celui-là, s'est fait ramasser pendant qu'on bombardait
Je monte les taux, tu montes les taux, nous montons les taux, ils se posent pas de questions – 1er septembre 2026
Nous sommes le premier septembre. Historiquement un mois compliqué — ceux qui se sont pris trop de claques entre le 1er septembre et le 31 octobre appellent ça la saison des krachs, même si ce n'est plus vraiment la mode puisque le monde entier est bullish en mode forever. Et pour fêter la rentrée, le marché obligataire mondial nous a préparé quelque chose de spectaculaire : le 30 ans américain sort d'août sur sa pire série depuis 2006, le 10 ans japonais tape 2,99% ce matin — du jamais vu depuis une génération — et le Bund comme l'OAT sont sur leurs plus haut...
Démerdez-vous ! – 31 août 2026
Vendredi matin, je vous disais qu'on saurait en fin de journée si Kevin Warsh était capable de parler vingt minutes sans rien dire. Bon ben finalement il a parlé, il s'est rangé chez les hawkish, et le marché a réécrit toute sa copie de fin d'année dans les minutes qui ont suivi. L'or s'est mangé un train à grande vitesse, le dollar a signé sa plus forte hausse depuis deux mois et demi, et Wall Street a fini dans le rouge en traînant les pieds. Puis on est partis en week-end, tranquilles. Et dimanche, l'armée américaine a pulv...
Tout le monde monte, sauf tout le monde – 28 août 2026
Le Nasdaq a pris 1,6%, le S&P 500 s'est offert 0,72%, tout le monde a applaudi. Sauf qu'à l'intérieur du Dow Jones, 80% des titres étaient en baisse. Dans le S&P, deux valeurs sur trois. Le pire ratio hausses/baisses de l'année, pour une séance de HAUSSE. Nvidia a gagné 441 milliards de capitalisation en une journée pendant que le reste de la cote se faisait démonter la tête à l'autre bout de la salle. Et la volatilité a baissé de 5%, jusqu'à des niveaux qui frisent le coma. Hier, il s'est passé une seule chose : on a fêté Nvidia.
Le demi-tour de 22h30 – 27 août 2026
Nvidia a publié des chiffres qui doublent le chiffre d'affaires en un an. Réaction du marché : moins 2,9%. Trente minutes plus tard, le titre était en hausse de 5%. On comprend vite, il faut juste nous expliquer longtemps. Rien n'avait changé entre les deux, sauf qu'une dame a prononcé un seul nombre au téléphone. Colette Kress a dit « 70% de croissance sur l'exercice 2028 » — le consensus tablait sur 44 — et tout le monde a subitement retrouvé la foi. La plus grosse capitalisation de la planète publie 96 milliards de revenus trimestriels et se fait bouder pendant une demi-heure parce que sa marge brute va glisser
Tout sur le rouge – 26 août 2026
Le Dow Jones a pris 160 points hier, le Nasdaq 0,66%, et tout le monde a racheté Nvidia avant ses chiffres. Sauf que dans ce même S&P 500 en hausse, plus de 320 valeurs ont fini DANS LE ROUGE. L'indice équipondéré a baissé. La moitié des secteurs a baissé. On a acheté du beta et du momentum, point. Les dividendes, la value, la qualité et la faible volatilité se sont tous fait sortir dans la même journée. Vive les algos. La veille du soir le plus important de l'année, le marché n'a pas acheté des entreprises, il a acheté de la vol...
Fâché avec tout le monde, ami avec personne – 24 août 2026
Ce soir à 19 heures – heure suisse – Scott Bessent montera sur scène pour lancer ce qu'il a lui-même baptisé un « D-Day économique ». Mercredi soir, Nvidia publiera. Vendredi, Kevin Warsh causera à Jackson Hole. Et pendant que la planète révisait ce programme-là, l'Amérique s'est ouvert une guerre supplémentaire : samedi à minuit une, 50% de droits de douane sur le Canada. Le pays du sirop d'érable a donc le choix entre devenir le 52ème État américain – après le détroit d'Ormuz – ou virer McDonald's de chez lui. Trois rendez-vous, quatre guerres, et la même question posée à tout le monde cette semaine : e...
100’000$ par seconde pour rendre l’Amérique GREAT AGAIN – 21 août 2026
Il y a 24 heures, la dette américaine a franchi les 40'000 milliards de dollars. Moment historique s’il en faut. Et vous savez de quoi Wall Street a parlé hier ? De Walmart. Le Dow s'est pris 700 points dans les dents, et le coupable officiellement désigné, c'est un hypermarché de l'Arkansas qui a vendu moins et moins cher que prévu. La dette à 40'000 milliards, elle, a fini dans la rubrique chiens écrasés, entre la météo et les résultats d'un fabricant de tracteurs.
L’Arnaque des 4 milliards pour faire passer les 40’000
Hier soir, la dette américaine a franchi les 40'000 milliards de dollars. Et ça s'est passé le jour MÊME où le Trésor annonçait qu'il allait doubler les rachats de sa propre dette. Le type qui doit 40'000 milliards rachète ses propres reconnaissances de dette pour que le marché arrête de faire la gueule. C'est le patron de bistrot qui réserve toutes les tables de son établissement pour faire croire que c'est complet. Et ça a marché : le 30 ans a lâché 10 points de base, l'or a pris 4%, le dollar s'est fait laminer, Wall Street a fini à...
Et maintenant, on bombarde les copains ! – 18 août 2026
Ce week-end, je me faisais la réflexion : « Tiens, ça fait longtemps que Trump n'a pas dit de conneries… ». Il n'a pas fallu très longtemps. Hier soir, le président des États-Unis a menacé de bombarder Oman. Oman. Pas l'Iran, pas la Russie, pas la Corée du Nord : Oman. Un allié de Washington depuis plus de 50 ans, dont le crime est d'avoir essayé de négocier la réouverture d'un détroit que personne n'arrive à rouvrir, et surtout pas lui. Motif officiel : ils ne se sont « pas très bien comportés ». On dirait un bulletin scolaire de troisième primaire.
Trop calme pour être honnête – 17 août 2026
Comme tous les lundis matins depuis six mois, on allume les écrans en se demandant si Trump nous en a fait une nouvelle, s'il s'est fâché avec quelqu'un ou s'il a (encore) promis de renvoyer l'Iran à l'âge de pierre. Pour l'instant, rien. Même pas un accord de paix miracle. Un tanker de plus s'est fait canarder samedi, les discussions sont à l'arrêt complet, le Trésor américain démarre son « isolation économique sans précédent » de l'Iran, et le pétrole réagit à tout ça par un frémissement de 0,4%. Je pourrais arrêter la chronique ici tellemen...
Inflation et pipeau – 13 août 2026
Hier après-midi, l'Amérique a appris que les prix à la consommation montaient de 3,4% par an, et Wall Street a sorti le champagne. On applaudit, on s'embrasse, on remonte le S&P 500 de 0,26%. Pourquoi ? Parce que 3,4%, c'était PILE ce qu'on attendait, et que du coup la Fed ne va peut-être pas MONTER les taux le 16 septembre. On trouve donc SUPER que la FED « ne monte pas les taux ». On se contente de peu. C'est le soulagement du type qui ressort du tribunal avec du sursis et qui trouve que la justice est plutôt sympa. Mais pendant que tout le...
Panique à Wall Street -12 août 2026
Hier, le S&P 500 a signé sa plus grosse baisse depuis le 29 juillet. On sent la pression vendeuse, non ? Accrochez-vous : moins 0,32%. Deux semaines de calme plat, et tout ce qu'on arrive à nous sortir, c'est un tiers de pourcent. Le Dow a lâché 184 points, le Nasdaq 0,6%, et le seul secteur en hausse c'est l'énergie — évidemment. On est dans une bourse où reculer d'un tiers de pourcent devient un événement digne de la première page du Wall Street. Les gens sérieux appellent ça un marché attentiste. Moi j'appelle ça un marché qui a décidé une fois pour toutes qu'il n...
Le détroit est ouvert, il suffit d’y croire – 11 août 2026
Le président des États-Unis a expliqué hier à des journalistes que le détroit d'Ormuz était « ouvert », qu'il le contrôlait à « 100% » et que la marine américaine y avait dressé un « mur d'acier ». Vendredi dernier, huit bateaux l'ont traversé. Sur une journée entière. C'est le trafic du parking de la Migros de Nyon un dimanche à quatorze heures. Le marché a fait ses propres calculs : le Brent est encore monté de 5%, le baril est à 88 dollars et le gaz européen a pris 11% en une séance.
On fête la panne pour éviter l’amende – 10 août 2026
Coluche disait : « C'est pas parce qu'ils sont nombreux à avoir tort qu'ils ont raison. » Vendredi, l'économie américaine a détruit 23'000 emplois alors qu'on en attendait 80'000 de plus, et Wall Street a fêté ça par une clôture record sur le S&P 500. C'est un peu comme se réjouir d'être tombé en panne sur la route des vacances, parce que du coup on ne risque plus l'amende. Et ce matin, l'Iran nous fait savoir qu'Ormuz rouvrira quand l'Amérique aura payé, retiré ses troupes et arrêté de dire du mal. Papy Trump, lui, a expliqué qu'il « s...
Deux bateaux – 7 août 2026
En plein mois d’août sous une chaleur écrasante, je me suis surpris hier à contempler ma doudoune d’hiver en me demandant quand je pourrais la remettre. Tout ça pour vous dire que par ce genre de température, on a l’impression que les marchés le ressentent et qu’ils n’ont pas envie. À moins que ce soit simplement parce que Trump n’a menacé de détruire personne et qu’on attend les chiffres de l’emploi de cette après-midi. Dans le doute, ne RIEN FAIRE reste la stratégie la plus intelligente. Le marché s’est donc tu.
Battre le consensus est devenu une faute professionnelle – 6 août 2026
Groucho Marx disait : « Voilà mes principes. Et s'ils ne vous plaisent pas… j'en ai d'autres. » Mardi soir, AMD a publié une croissance de 50%, une division centres de données en hausse de 107%, des prévisions au-dessus du consensus — et s'est pris 7% dans les dents. Une des raisons principales peut clairement être attribuée à Elon Musk, qui a lâché à la télévision que SpaceX serait « exclusif à Nvidia ». Pendant ce temps, Mister Dow Jones signait un troisième record d'affilée et le S&P comme le Nasdaq finissaient dans le rouge. Trois indices, trois salles, trois ambiances.
Records partout, munitions nulle part – 5 août 2026
Comme tous les matins depuis février, on ouvre les yeux et on vérifie si le détroit d'Ormuz est ouvert ou fermé. Hier il était « peut-être bientôt ouvert », ce matin c'est OPEN BAR, et ça a suffi pour tout faire péter à la hausse. Le S&P 500 signe son premier record depuis le 2 juin, le Dow passe les 54'000 points pour la première fois de son existence, et le Nasdaq aligne quatre séances à plus de 1%, ce qui ne lui était pas arrivé depuis plus d'un an. Tout ça parce que Scott Bessent est allé dire à la télé : «...
La diplomatie unilatérale imaginaire – 4 août 2026
Les records tombent partout, mais le plus important ce matin, à mon sens, c'est encore le sketch qu'on nous joue du côté d'Ormuz. Coluche disait : « les politiciens voudraient qu'on soit intelligents, et ils nous prennent pour des cons ! » Résumé des dernières 24 heures : les États-Unis négocient avec l'Iran. L'Iran répond qu'il ne négocie pas et que tous ses négociateurs sont encore à la maison. Résultat de cette contradiction frontale : le pétrole se prend 5% dans les dents, le Dow Jones part au plus haut de tous les temps, le CAC efface son record, Francfort franchit les 26'000 point...
Le Nasdaq au défibrillateur – 31 juillet 2026
Mercredi soir, le marché était allongé sur la table d'autopsie. Warsh avait parlé une heure sans rien dire, le 30 ans tapait un plus haut de dix-neuf ans, les semis se faisaient défoncer pour la sixième séance d'affilée et on avait un vrai goût de correction dans la bouche. Puis Microsoft a publié. Et hier, le cadavre s'est redressé et a « fabriqué » 450 milliards de dollars de capitalisation en une seule séance. Record absolu. Le Nasdaq a explosé, Microsoft a repris 15%. Bienvenue dans le monde merveilleux de la finance, où l'espérance de vie d'une panique boursière est de q...
Warsh a parlé et le marché a fait un malaise – 30 juillet 2026
Il y a des montagnes de choses à dire ce matin, alors on ne perd pas de temps : on va directement sur les sujets qui nous intéressent. La FED, Microsoft et Meta.
Le rebond programmé du lundi – 27 juillet 2026
Les futures sont dans le vert et le pétrole se fait démonter de 5% parce que deux pays se sont dit qu'ils allaient peut-être, éventuellement, se reparler. Deux semaines de bombardements, un blocus naval, des soldats américains tués en Jordanie, des tankers saoudiens qui brûlent en mer Rouge — et il suffit de quarante-huit heures de silence pour que Wall Street décrète que la paix est revenue et que tout ça n'était qu'un malentendu. Le bull market est de retour ce matin, en même temps qu'une nouvelle paix made in Pakistan. La seule question...
Le marché regarde Google, le pétrole regarde l’Iran, personne ne regarde la Mer Rouge qui prend feu – 23 juillet 2026
Hier, on a eu droit à exactement ce que je vous avais promis : rien. Une séance à regarder la peinture sécher en attendant Google, pendant que le Brent passait les 95 dollars et que tout le monde faisait semblant de ne pas s'en apercevoir. Dow plat, S&P +0,14%, Nasdaq -0,5%. Seul frisson : le Russell 2000 qui lâche près de 1%. Je vous avais dit que ce serait chiant. Ce fut chiant. Au moins, je tiens mes promesses — contrairement aux marges de Tesla, mais on y arrive.
Le marché achète la paix pendant que les bombes tombent
Wall Street, hier, c'était une salle d'attente de dentiste. Tout le monde assis, personne qui bouge, chacun feuillette un vieux magazine en attendant qu'on l'appelle. Ouverture pleine d'allant, Nasdaq à +1,2%… et puis pschitt. Tout se dégonfle l'après-midi. Troisième séance dans le rouge : S&P -0,19% à 7'443, Dow -0,59% à 51'839, Nasdaq -0,05% à 25'508. On attend la BCE, on attend les géants de la tech, et faute de mieux, on se cherche des prétextes. Comme vendre le pétrole parce que l'Iran a soufflé qu'il « discutait encore » — sans qu'on sache ni avec qui, ni où, ni de quoi.